mardi 30 octobre 2018

L'ORPHEON "Les Enfants de Verrières"

Cette année, je ne participe pas au #Challenge AZ, car une Association m'occupe beaucoup....

je prépare une exposition pour le Centenaire de l'Armistice 14-18  qui aura lieu du 11 au 26 Novembre prochain  et je participe également à l'inventaire des objets et documents  appartenant à un Musée Communal qui doit fermer temporairement pour cause de travaux importants.

C'est lors de cet inventaire que j'ai découvert un livre de comptes daté de 1867 à 1875 de l'Orphéon "Les Enfants de Verrières".






Voici l'histoire des Orphéons et en particulier, celui de Verrières le Buisson qui a été fondé le 17 juillet 1866 par l'instituteur communal Monsieur Camus. A sa création, il comprend 38 adultes et 18 élèves.





L'Histoire : 

Fondé par Wilhem en 1833, le mouvement des Orphéons appelé également Sociétés chorales ou Sociétés orphéoniques était un mouvement festif et musical de masse. Il ressemblait en France, puis dans d'autre pays des milliers de chorales masculines le plus souvent subventionnées par des entreprises ou les municipalités. Elles étaient constituées de chanteurs issus de classes moyennes ou populaires. Par la suite des femmes pourront également y  participer.
Quantité de grands concerts et défilés sont organisés. Ils pouvaient rassembler jusqu'à des milliers de choristes devant des dizaines de milliers d'auditeurs. Largement oublié en France sauf dans le pays Basque et dans le sud-ouest, ce mouvement est toujours très important en Catalogne.

Les chefs de choeur et d'orchestre étaient principalement des enseignants qui étaient rémunérés avec la création d'une caisse de retraite.

L'orphéon participe à la vie de la commune : bal, fête de la Sainte Cécile ; organise des rencontres et participe aux concours.

Plusieurs journaux furent édités: L'écho de l'orphéon et la presse orphéonique ainsi que des journaux régionaux qui comprennent des articles pédagogiques, les annonces de concerts et les concours d'orphéons avec les critiques ainsi que les "potins musicaux" parisiens et des publicités.




Livre de comptes


ANNEE 1867

Dépenses :
Abonnement aux journaux : l'écho de l'Orphéon et journal de l'orphéoniste.
Payer la bannière et ses ustensiles : 595 francs.
Payer la facture des insignes : 134,30 francs
Achat de partitions : Jeanne d'Arc, les paysans, invocation, les batteurs de blé, les francs archers.


Mai 1867
Participation de l'orphéon au Concourt de Pontoise
64 personnes étaient présentes.
réception de la fanfare de Saulx les chartreux.


Juillet 1867

Concours Festival de Paris des 5, 6 et 7 juillet qui a eu lieu dans le cadre de l'Exposition Universelle au Palais de l'Industrie.
Monsieur Camus a reçu la médaille commémorative du Festival - Concours.



Novembre 1867

Fête de la Sainte Cécile
Achat de brioches, couronnes et cierge.
blanchissage des nappes
pourboire au bedeau pour la grande sonnerie et à la loueuse de chaises.



Recettes :


Cotisations des membres actifs et membres honoraires
souscription pour la bannière.

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Le Festival de Paris fut un grand événement.

L'exposition universelle :


Wikipedia


Extrait du texte racontant ces journées des 5,6,7 juillet 
1867 auxquelles a participé l'Orphéon.


Worldfairs Forum des expositions universelles



Affiche 


a suivre...





















vendredi 19 octobre 2018

la famille Mesnard de Verrières le Buisson 91

Verrières le Buisson,situé au nord de l'Essonne fut un village où vivaient de nombreux horticulteurs. 
Ils cultivaient des légumes primeurs et des fruits : salade, tomates, cornichons, carottes nouvelles et des fruits: prunes,  pommes, poires et surtout les fraises très réputées.




les prunes et les poires étaient transformées en alcool par le distillateur.
Sur les coteaux du Bois de Verrières étaient cultivé des vignes qui produisaient du vin juste bon pour les bistrots parisiens.



Une descendante de la famille Mesnard m'a remis des photos-cartes postales datées de 1900.

Sa famille sur le carreau des Halles de Paris où elle venait vendre tous les jours, les cageots de légumes empilés dans une charrette tirée par un cheval, de Verrières au Chatelet.





Ils étaient également épiciers à Verrières et tenaient boutique dans la rue de Paris.


La famille Mesnard devant l'épicerie.


sources :cartes postales appartenant au Musée Communal de Verrières le Buisson et à Mme Gauthé.
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vendredi 5 octobre 2018

la communion solennelle

Sur le bureau du salon se trouvent trois missels anciens qui ont appartenu à mes ancêtres maternels.
Il m'a suffit des les ouvrir pour faire des découvertes.

Le premier se trouve dans une pochette cartonnée.
sur la première page du missel est écrit  " lu et approuvé " Hector Raphaël Evêque de Limoges.







Il a  pu appartenir  à Marc Reix, mon arrière grand père maternel, qui a vécu à Saint Junien (Haute Vienne).
 Il a eu 12 ans en 1868.


Le second est marron avec une croix incrustée.
sur la seconde page ont peut lire une dédicace écrite par le curé de la paroisse :
"Souvenirs de première communion à mon petit serveur de messe Emile Loumiet". le 9 Juin 1898.
Emile fête ses 11 ans le 16 Juillet 1898 à Bordeaux  mon grand père maternel.




























En feuilletant le missel, j'ai trouvé des images de première communion de son petit fils Jean et des  neveux François et Gabriel  de son épouse Léontine Reix.











J'ai également trouvé une lettre, non datée, des religieuses du Sacré Coeur concernant la scolarité de Marguerite Loumiet, soeur d'Emile.





Il s'agit de l'école religieuse du Sacré Coeur de Bordeaux qui se situe dans le quartier de la gare St Jean, la famille habitant rue de Talence.


Le troisième missel est plus énigmatique car la couverture semble être en os incrustée de nacre représentant une encre marine fleurie.






A t'il appartenu a un marin de la famille Loumiet ?



journal La Croix 





sources: documents personnels - le journal La Croix