samedi 23 juin 2018

GENEATHEMES : UN ANCETRE

Le sort est tombé sur le sosa 28 : PIERRE REIX de Saint Junien Haute Vienne.

blason de St Junien


PIERRE REIX est le fils de Jean - taillandier et marchand de fer et de Jeanne Dubant.


Né le 18 Août 1824 à Saint Junien, Il est le troisième de 5 enfants.


Il choisit le métier de charron qui associe le fer et le bois.






Il se marie le 30 Août 1848 avec Anne Mazaud qui est modiste.



Le même jour se marient également sa soeur Anne avec Emery Mazaud, le frère d'Anne.





Depuis 1819, date du premier mariage entre les familles Reix et Mazaud, ces deux familles ne se quitteront plus !!!


extrait du livre "Cousins-Cousines"



Le couple vit dans le quartier Notre Dame : 156 faubourg Notre Dame .




Ils auront 5 enfants :

A  l'exception de Marc, tous se marieront avec des Saint Juniaux.

JEANNE MARIE née le 9.07.1853 - couturière de gants épouse Jean Baptiste Réjasse -gantier.

JACQUES né le 2.07.1854 - gantier - marié à sa cousine Anne Reix. Après un passage à Paris en 1884,  Ils créeront en 1893 une boutique de ganterie à Roubaix- Nord.

MARC né le 16.05.1856 (mon sosa 14) gantier, part à Bordeaux en apprentissage et où il se marie avec Marguerite Raymond. En 1889, Ils viendront vivre à Paris 18ème en tant qu'artisan gantier.

JOSEPH né le 28.07.1860 - gantier - marié à Marie Louise Roch -gantière - installeront  leur boutique à Saint Quentin -Aisne en 1885.

MARGUERITE née le 17.01.1861 ne vit que deux ans.










sources : AD Haute Vienne - cartes postales Généanet.org





dimanche 17 juin 2018

L'enquête du Curé de la paroisse de Haux

En feuilletant les actes paroissiaux du village de Haux -Gironde, car je suis toujours à la recherche du mariage de Pierre Eyrault et Isabeau Loumiet, j'ai découvert un document communal tout à fait original.


carte de Cassini






Il s'agit de l'enquête du degré de parenté,  de l'âge précis et de la fortune des suppliants, effectuée par le  curé Gréau de la paroisse de Haux concernant une dispense de mariage pour les  cousins Jean LANOUHE et Marie BRICHEAU.






"L'an mil huit cent quatre vingt onze, le cinquième jour de 
Janvier dans la paroisse et maison presbytérienne dudit lieu,Martin Dijaux, archiprêtre d'Entre deux Mers au présent diocèse de Bordeaux , pardevant nous curé de la paroisse a comparu JEAN LANOUHE, tonnelier, habitant la paroisse d'Haux, lequel nous a exposé que sur la requête par lui présentée à Monseigneur l'illustrissime et révérentissime Archevêque de Bordeaux, primat d'Aquitaine xc,  teindenté aux fins d'obtenir dispense du degré de parenté qui se trouverait entre ledit LANOUHE et MARIE BRICHEAU, nous aurions été commis par moi dit Seigneur l'Archevêque pour faire l'enquête du degré de parenté, de l'âge précis et de la fortune des suppliants ainsi que la raison de leur futur mariage , de tout dressé état et procès verbal pour sur icelui être ordonné ce qu'il appartiendra : sur quoi, vu ladite requête, ensemble ladite ordonnance en date du 27 Janvier dernier de la présente année, signée Thierry, vicaire général et plus bas signé par Monseigneur Caillol , secrétaire.
Nous avons accepté ladite commission avec soumission et respect et avons procédé pour faire ladite enquête en la forme qui suit :
FRANCOIS LANOUHE habitant dite paroisse d'Haux âgé de cinquante ans environ, témoin à ce requis,après avoir fait serment et promis de dire la vérité sur le contenu de ladite requête dont lecture lui a été faite , comme aussi ladite ordonnance, a dit que JEAN LANOUHE , tonnelier, fils légitime de GUILLAUME  LANOUHE, aussi tonnelier et de JEANNE MOULUN, et MARIE BRICHEAU fille légitime de PIERRE BRICHEAU et de TOINETTE BONNENFANT habitants tous dans cette paroisse, sont parents au troisième degré suivant l'arbre de généalogie que nous avons dressé ci-après.
Sur le rapport dudit témoin quand à leur état de fortune, nous a dit qu'ils vivaient de leur travail et industrie seulement, leurs parents respectifs n'ayant qu'un très petit morceau de bienfonds et étant chargés d'une très nombreuse famille qu'il sait d'ailleurs que les parties avaient une très grande inclination l'un pour l'autre et que depuis bien des années la vive affection qui leur fait désirer, aujourd'hui de contracter ensemble fut toujours soutenu.
Qui est tout ce qu'il a dit savoir des faits contenu dans ladite requête. Lecture à lui faite de la déposition , a dit qu'elle contient vérité et a déclaré ne savoir signé , de ce interpellé."






"Nous, curé de la paroisse d'Haux sur .... que nous aurons faite d'insérer dans l'enquête cy-jointe, l'âge précis des parties, nous serions fait présenter de nouveau lesdits témoins, FRANCOIS et PIERRE LANOUHE qui nous ont dit et assuré savoir, FRANCOIS LANOUHE , que ledit JEAN LAHOUHE requérant , fils légitime de GUILLAUME LANOUHE et de JEANNE MOULUN , habitants de cette paroisse, était âgé vingt quatre ans comme il paraît d'ailleurs par les extraits de baptème que avons vérifié et que MARIE BRICHEAU, fille légitime de PIERRE BRICHEAU et de TROINETTE BONNENFANT aussi habitants de cette paroisse était âgée de trente ans comme il a aussi paru par son extrait de baptême. 
Qu'il sait d'ailleurs que la très longue fréquentation des parties nuirait infiniment à Marie Brucheau soit accusée de son âge, soit parce qu'elle court le risque de ne pas s'établir si elle...l'occasion de le faire avec ledit Jean Lanouhe qui tout  ce qu'il a dit savoir."
Lecture fait à lui faite de sa déposition.
signé : GREAU, curé d'Haux, commissaire.





"Et à l'instant a comparu PIERRE LANOUHE, menuisier, habitant en la présente paroisse âgé de cinquante cinq ans témoin à ce requis, lequel après avoir fait serment et promis de dire la vérité sur le contenu de ladite requête, dont lecture lui a été faite, comme aussi ladite ordonnance a dit que ledit JEAN LANOUYE ,tonnelier , fils légitime de GUILLAUME LANOUHE et de JEANNE MOULUN et MARIE BRICHEAU, fille légitime de PIERRE BRICHEAU et de TOINETTE BONNENFANT tous habitants de la  présente paroisse fait parenté au troisième degré suivant l'arbre généalogique que nous avons dressé cy-après sur le rapport dudit témoin.
Quant à leur état de fortune, nous a dit que ledit JEAN LANOUHE et MARIE MICHEAU n'avaient rien ou presque rien en bien fonds et qu'ils étaient chargés d'une très grande famille qui les faisaient vivre dans la plus grande gêne, qu'en outre ledit JEAN LANOUHE et MARIE BRICHEAU avaient une forte inclination l'un pour l'autre et vivent dans la plus étroite union qui est tout ce qui à dit savoir du fait contenu dans ladite requête.
Lecture à lui, faite de la déposition a dit qu'elle contient vérité et a déclaré ne savoir signé de ce interpellé.
signé GREAU  curé d'Haux, commissaire.







L'acte de mariage n'est pas encore lisible en ligne sur les AD de Gironde !!!

























vendredi 1 juin 2018

Un Saint-Juniau méconnu

LOUIS ANTOINE DUSSOUBZ
des bords de Vienne aux océans lointains.






Félix Rocice Dussoubz se marie à Saint Junien avec Marie Noémie Dupuy le 25 Mars 1856.
Avec ses économies et l'argent dont peut disposer sa grand-mère, il crée une fabrique de gants, rue des Mandarines, qui prospère suffisamment.
Leurs fils aînés , Edmond, Maximilien et Emmanuel apprennent le métier de gantier, Louis né le 17 Janvier 1866 choisit une toute autre voie.
Brillant élève, il choisit la carrière militaire. Choix un peu surprenant pour un habitué des eaux douces de la Vienne.
Il se présente au concours de l'Ecole Navale où il est admis en 1884. Nommé aspirant de deuxième classe en 1866, il doit embarquer sur le bâtiment-école à Brest. Il a juste vingt ans.

En 1889, il est nommé au grade d'enseigne de vaisseau.

Autorisé à contracter mariage par permission de Mr le Ministre de la Marine, il s'unit en Septembre 1896, à Saint Junien à Jeanne Barthélémy, 21 ans , native d'Aurillac et dont la soeur Marguerite, est déjà l'épouse de Maximilien Dussoubz, son frère.

Le mois suivant il est promu au grade de Lieutenant de vaisseau.

En résumé : voyages aux Antilles, campagne dans l'Atlantique sud (Afrique:guerre du Dahomey, Amériques) dans le levant, mers de Chine, à Djibouti, embarquement en Corse et et Crête
Il servira sur le croiseur "Troube" au levant, à bord de l'aviso "L'insconstant" en Extrème Orient.

Le couple s'établit à Rochefort mais les absences de Louis étant très fréquentes, Jeanne vient à Saint Junien chez sa soeur terminer sa grossesse. Elle accouche de Marie Louise en Juin 1897. Louis est présent car s'est lui que déclare la naissance de sa fille.






Il vient d'être nommé second sur le croiseur "Davout" en réserve à Rochefort.

Un deuxième enfant, Henri naît en 1900 toujours à Saint Junien. c'est encore Louis qui fait la déclaration de naissance.

En 1903 il reçoit le grade de la Légion d'Honneur.





Louis occupe alors l'emploi de sous-directeur des mouvements du port de Rochefort, puis il est nommé au commandement d'un torpilleur de défense mobile de Dunkerque.

En Novembre 1908, nommé au commandement de la canonnière cuirassée "Achéron". Il doit revenir à Saïgon où il passera de longs mois.

C'est en 1913 que le lieutenant de vaisseau Dussoubz est promu au grade de Capitaine de Frégate.
Pendant la Grande Guerre, il commande durant un an les batteries des côtes du Havre.





De 1920 à 1922, il exerce les fonctions de commissaire du gouvernement au conseil de guerre de Rochefort. Il est également membre de la Société de Géographie de Rochefort et il reçoit le grade d'Officier de la Légion d'Honneur en 1926.






Louis décède à Rochefort le 2 Octobre 1950 à l'âge de 84 ans et sera inhumé dans le caveau familial de Saint Junien.



la famille Dussoubz dans mon arbre  REIX (branche maternelle)

sources: Retronews - 
extrait de l'article de Jean Mazaud paru dans le journal "Le chercheur d'or" de Saint Junien (Haute Vienne)